Le parc en action

Biodiversité


Imprimer cette page

Suivi des frayères potamotoques

La Seine est un milieu estuarien riche avec des espèces typiques de ce milieu comme le bar, l’éperlan, le flet. C’est aussi un axe majeur de migration pour les espèces amphihalines. Ainsi, les espèces migratrices emblématiques comme l’anguille, les lamproies marine et fluviatile, le saumon, la truite de mer, les aloses transitent par la Seine pour accéder soit à leur site de reproduction soit à leurs habitats de croissance.

Ces espèces fragiles de par leur cycle biologique et la multiplication des pressions de l’homme (ouvrages, pollutions, etc.) sont aujourd’hui suivies pour veiller à l’état de leur population et à la continuité écologique des milieux aquatiques.

Les Salmonidés et les Pétromyzontidés amphihalins sont nombreux à migrer dans les cours d’eau du territoire du Parc pour venir s’y reproduire. Partant de ce constat, de nombreuses structures telles que les fédérations départementales pour la pêche et la protection du milieu aquatique (FDPPMA), l’office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA) mais également le Parc ont commencé à réaliser des suivis de ces reproductions.

La truite de mer, le saumon, les lamproies fluviatile et marine sont des espèces migratrices potamotoques, c'est-à-dire qu’ils vivent en mer et se reproduisent en eau douce. Lors de leur reproduction, ils vont accéder aux cours d’eau sur lesquels ils vont se reproduire au niveau d’un substrat gravelo-caillouteux.
Pour vérifier la présence de ces espèces, il suffit d’observer les zones de reproduction (en recensant les frayères) ou d’analyser la structure des populations (en faisant une pêche électrique).
L’observation des zones de frai permet, en outre, de constater le pourcentage de superficie favorable pour la reproduction de ces espèces, ainsi que l’accessibilité des sites de reproduction (franchissabilité d’ouvrages présents en aval).


  • Twitter (nouvelle fenêtre)