Les richesses du parc

Faune


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La coccinelle

Il existe une cinquantaine d’espèces de coccinelles en Normandie. Ces redoutables prédateurs sont capables de dévorer jusqu’à 200 pucerons par jour.  Leurs couleurs éclatantes signalent aux prédateurs qu’elles sont immangeables. Leur rôle d’auxiliaire dans l’agriculture et dans les jardins est très précieux car elles permettent de limiter les populations de pucerons, cochenilles et acariens ravageurs des cultures. Pour se plaire dans votre jardin, il faut leur offrir des gîtes hivernaux : tas de bois ou de cailloux, remise, vieux arbres et leur laisser des zones naturelles (non tondues) où les fleurs sauvages s’épanouiront toute l’année. Les deux principales espèces locales utiles au jardin sont la coccinelle à 7 points dans les parties herbacées et la coccinelle à 2 points dans les arbres fruitiers et arbustes.
Attention à l’envahisseur…
Depuis quelques années, une espèce du sud-est asiatique (Harmonia axyridis) est commercialisée. Plus prolifique et plus vorace, elle a déjà colonisé la Haute-Normandie et presque tout le pays. Une fois dans la nature, sa voracité ne se limite plus aux pucerons. Elle menace l’existence de nos coccinelles locales, en entrant en concurrence pour la même ressource alimentaire, et en s’attaquant directement à leurs larves. Elle occasionne aussi des nuisances à l’homme. A l’approche de l’hiver, elle se regroupe par centaines d’individus dans les maisons, dégageant une substance malodorante.
L’invasion d’espèces exotiques est considérée comme une des causes majeures de l’érosion de la biodiversité.  C’est pourquoi il vaut mieux rendre son jardin naturellement accueillant pour que les coccinelles viennent d’elles-mêmes s’y installer plutôt que d’essayer de les introduire.
Sur la photo : à gauche, la coccinelle asiatique (19 points noirs et un « M » derrière la tête) et à droite la coccinelle locale à 7 points.


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