Les richesses du parc

Faune


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La courtilière

La Courtilière commune est un gros grillon très particulier pouvant atteindre 5 cm de long. Comme les sauterelles et les criquets, elle fait partie de l’ordre des Orthoptères dont les mâles ont la particularité d’émettre des stridulations pour marquer leur territoire. On l’appelle aussi « grillon-taupe » car elle creuse des galeries juste sous le sol pour chasser diverses petites proies, dont beaucoup sont des fléaux au jardin : larves de taupins, vers blancs et gris, limaces... Ses pattes antérieures fouisseuses, plates comme des pelles et armées de dents, rappellent vraiment celles de la taupe. Le mâle se poste à l’entrée de son terrier et stridule un doux chant métallique à la tombée de la nuit en mai juin. La femelle pond dans un nid souterrain gros comme le poing et surveille ses œufs et ses larves jusqu’à leur départ du nid. Les larves mettent ensuite deux ans à atteindre leur maturité et se reproduire à leur tour pour mourir très vite après. Seulement voilà, son nom vient du mot « courtil » qui signifie « jardin » en vieux français.
Du fait de son mode de vie souterrain, elle apprécie en effet les sols meubles et légers, surtout humides, travaillés par les jardiniers qui ne l’ont jamais beaucoup aimée. Bien qu’elle soit un utile prédateur, ses galeries font des dégâts sur les racines et les semis. C’est pourquoi elle fait toujours l’objet d’une lutte vigoureuse de la part des jardiniers. Il en résulte qu’elle est aujourd’hui en forte régression, voire menacée, dans de nombreuses régions françaises. En Haute-Normandie, elle n’est plus présente qu’en de rares localités de la vallée de Seine.


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