Les richesses du parc

Faune


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La lamproie fluviatile

La lamproie fluviatile est un agnathe. Ce groupe le plus primitif des vertébrés se distingue par l’absence de mâchoires, remplacées par un disque buccal rond en forme de ventouse. Elle n’est donc pas considérée au sens strict comme un poisson. Son corps est anguilliforme et ne présente pas d’écailles. On la reconnait également grâce à ses sept paires de pores bronchiaux.
La lamproie fluviatile est une espèce parasite. Les adultes se fixent par leur ventouse sur d’autres poissons marins dont ils râpent la chair qu’ils consomment pour ensuite absorber le sang.
C’est un animal anadrome, c'est-à-dire que les adultes se développent en mer et remontent les rivières pour se reproduire. La reproduction a lieu en rivière, de mars à mai en France. La femelle dépose ses œufs dans un nid creusé dans les graviers. Les géniteurs meurent après la reproduction. Les larves restent enfouies dans les sédiments pendant 3 à 8 ans. La métamorphose donne lieu à des sub-adultes qui regagnent la mer pour une durée de 2 à 3 ans. 
La répartition géographique de la lamproie fluviatile s’étend des rivières de l’Europe de l’Est et du Nord jusqu’aux côtes atlantiques portugaises. Sur le territoire du Parc, elle transite dans la Seine et la Risle Maritime et se reproduit sur quelques cours d’eau du territoire tel que la Corbie, la Risle, l’Austreberthe, la Rançon ou encore la Morelle. Son aire de répartition s’est réduite et fragmentée depuis le début du 20ème siècle, notamment à cause de la multiplication des barrages qui ont bloqué sa remontée dans de nombreux cours d’eau. 
La présence des barrages engendre des problèmes d’accès aux zones de reproduction ainsi que des pertes de zones de reproduction potentielles par le colmatage des sédiments en amont de ces ouvrages. D’autre part, la pollution des cours d’eau, l’extraction de granulats et la dégradation générale des habitats représentent également des menaces pour cette espèce.


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