Les richesses du parc

Faune


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L'agrion de mercure

L’Agrion de Mercure, Coenagrion mercuriale, est une petite libellule à l’abdomen fin, cylindrique et allongé, bleu ciel maculé de dessins noirs chez le mâle tandis qu’il est noir bronzé chez la femelle. Le mâle se distingue des agrions de la même couleur par un motif noir présent sur son 2e segment abdominal.
L’Agrion de Mercure recherche des milieux aquatiques peu profonds, ensoleillés, avec un courant modéré et une végétation aquatique développée. Les eaux claires et bien oxygénées sont privilégiées, surtout en terrain calcaire.
Le cycle de développement de cette espèce s’étale sur 2 ans. Les adultes apparaissent en mai et sont visibles jusqu’en juillet. Pendant cette période, la femelle pond ses œufs dans les tissus végétaux de plantes aquatiques ou riveraines ; ceux-ci éclosent quelques semaines plus tard. Le développement larvaire est constitué de 12 à 13 mues et s’effectue en une vingtaine de mois.
En Europe, l’Agrion de Mercure est en régression dans de nombreux pays, du nord et du centre (Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse). En France, cette espèce est assez largement répandue, mais reste rare dans le nord. Il est principalement menacé par la disparition et/ou la dégradation de son habitat. Le développement de ligneux et la fermeture du milieu sont très néfastes pour cette espèce héliophile.
La sauvegarde de l’Agrion de Mercure nécessite le maintien des petits ruisselets de plaine. Il faut veiller à la qualité des eaux, tant au niveau qualitatif que quantitatif. Il est également important de mettre en place une gestion des ligneux de façon à éviter la fermeture des cours d’eau. Enfin, la création de bandes tampons le long de ces linéaires peut s’avérer favorable.
Le Parc suit la population d’Agrion de Mercure de l’ENS des marais de la Risle-Maritime à Saint-Sulpice-de-Grimbouville, de la vallée de la Risle Maritime.


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