Les richesses du parc

Faune


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Le brochet

Le brochet (Esox lucius) est l’espèce parapluie des milieux d’eau stagnante (eaux cyprinicioles). Facilement identifiable par sa puissante mâchoire armée de 700 dents et largement fendue en forme de rostre aplati, il possède une unique nageoire dorsale placée très en arrière du corps. Ce poisson fusiforme est un sprinter capable de réaliser de vives accélérations pour capturer ses proies.
Le brochet est un carnassier opportuniste qui chasse à l’affût. Généralement dissimulé dans la végétation, il attend le passage d’une proie pour déclencher son attaque.
C’est une espèce phytophile, c’est-à-dire qui utilise des végétaux pour support de ponte. Lors du frai, le brochet va rechercher pour sa reproduction des zones de faible profondeur à l’abri des courants. Les milieux les plus propices à sa reproduction sont donc soit des bras morts, des marais pourvus de végétation semi aquatique, soit des prairies submergées par les crues, des zones rivulaires voire des tributaires de type fossés et ruisseaux.
Le brochet recherche des habitats à bonne transparence et à couvert végétal. Nous le retrouvons dans les eaux calmes, courantes mais lentes. Sur le territoire du Parc, l’espèce se rencontre au sein de la Seine et de la Risle Maritime, ainsi que sur les différents plans d’eau tels que la Grand’Mare, à Sainte-Opportune-la-Mare, les étangs de Pont-Audemer et les autres gravières.
Depuis deux à trois décennies, les populations de brochets diminuent de façon inquiétante, si bien que cette espèce est aujourd’hui considérée comme vulnérable. Les origines de cette diminution sont multiples et les facteurs limitant de la population sont directement liés aux caractéristiques du milieu. La dégradation des zones de reproduction, voire leur disparition, est un des facteurs les plus limitant. En effet, certaines zones de reproduction sont devenues inaccessibles, et d’autres sont inefficaces car les œufs se trouvent à sec ou bien les alevins ne peuvent regagner la rivière et se trouvent ainsi piégés. Enfin, d’autres zones ont disparu, c’est le cas des prairies de fond de vallée, drainées pour y semer du maïs essentiellement, voire remblayées pour l’urbanisation. Par ailleurs, la pollution de l’eau par les rejets urbains, industriels ou agricoles altère la qualité du milieu aquatique et peut induire des retards de croissance, des stress, voire des mortalités


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