Les richesses du parc

Faune


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Le carabe doré

Parmi ses meilleurs auxiliaires, le jardinier peut compter sur le carabe doré. Ce coléoptère de 2 cm de long arbore de magnifiques reflets verts métalliques. Comme la plupart des autres carabes, il vit surtout la nuit, possède de longues pattes fines lui permettant de courir sur le sol, ainsi que de puissantes mandibules pour chasser ses proies. Ses terrains de jeu préférés sont les jardins et les zones cultivées, où il s’adonne à sa passion : la chasse aux mollusques. Limaces et gros escargots sont ses proies privilégiées qu’il saisit avec ses mandibules pour leur appliquer une solution digestive avant de les consommer. Ce mode de vie lui a valut le surnom de « jardinière ». Au printemps, la femelle pond dans le sol où les larves, elles aussi consommatrices de mollusques, se développent durant toute la belle saison. En automne, les jeunes adultes fraichement émergés recherchent des abris pour passer l’hiver.
Cette espèce jadis très commune se raréfie aujourd’hui en France, au point même d’avoir quasiment disparu de plusieurs régions. La première cause de ce déclin est l’emploi massif, en agriculture comme chez les particuliers, de pesticides, en particulier les produits contre les limaces et les escargots. Pour préserver les carabes en général, et le carabe doré en particulier, il faut leur prévoir dans le jardin des abris hivernaux (tas de bois ou de branchages, murets en pierres sèches…), planter des haies qui servent de corridors de déplacement et de zones refuges et bien sûr, limiter strictement l’emploi de granulés contre les limaces et leur préférer des solutions écologiques.


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