Les richesses du parc

Faune


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Le ver luisant

A l’approche des chaudes soirées de juin et de juillet, en vous promenant dans les campagnes ou dans votre jardin, un point lumineux peut attirer votre attention. Au premier abord, vous pourriez croire que c’est le petit dernier qui a oublié de ranger un de ses jouets, mais à y regarder de plus près, il pourrait s’agir de quelque chose de beaucoup plus naturel, un ver luisant.
Comme leur nom ne l’indique pas, les vers luisants font partie de la famille des coléoptères. Et ce que vous venez d’apercevoir est une femelle, qui cherche à attirer un mâle en pleine période de reproduction. Contrairement à la femelle, le mâle n’émet que très peu de lumière mais il peut voler. La femelle n’a pas d’ailes et utilise ainsi cette technique pour signaler sa présence et attirer un prétendant qui survolerait les environs. Le mâle est quant à lui équipé d’yeux hypertrophiés qui lui permettent de repérer de loin sa promise. Mais d’où vient cette propriété étonnante ? C’est un phénomène appelé bioluminescence, qui par une réaction chimique complexe permet de convertir une énergie chimique en énergie lumineuse. La femelle, en jouant sur la proportion d’oxygène du mélange chimique, peut même faire varier l’intensité.
Les vers luisants se nourrissent de limaces et d’escargots, il sera donc un hôte privilégié dans votre potager. Toutefois, les vers luisants sont victimes de deux maux majeurs. Les pesticides, qui s’ils tuent les escargots empoisonneront de fait leur prédateur. Et dans les endroits où la pollution lumineuse est importante (éclairage public toute la nuit par exemple), il a été constaté une baisse significative des populations de vers luisants, qui ont du mal à faire la différence entre ces deux lumières. Alors évitez les traitements sur vos cultures, et vous pourrez admirer ces animaux hors du commun.


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