Les richesses du parc

Faune


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Le Vertigo de Des Moulins

Le Vertigo de Des Moulins, vertigo moulinsiana, est une espèce très peu étudiée en France, l’essentiel des informations sur ses caractères biologiques et écologiques proviennent de travaux menés en Grande-Bretagne.
Il  possède un corps gris muni de 2 tentacules. La petite coquille est translucide, très brillante, jaunâtre pâle, brun jaunâtre ou brun rougeâtre. Elle est dextre, ovoïde, courte et possède un sommet obtu. La spire est formée de 5 tours peu convexes, le dernier représentant les 2/3 de la hauteur totale. L’ouverture, triangulaire, est pourvue de 4 dents bien développées.
C’est une espèce des zones humides calcaires à végétation haute. On le trouve principalement dans les marais, mais aussi en bordure d’étangs, au niveau des berges de rivières ou dans des prairies humides à Jonc.
Les caractères biologiques de l’espèce sont pratiquement inconnus. En automne, il semble que tous les spécimens trouvés aient des coquilles bien développées : l’espèce pourrait effectuer son cycle de développement en une année. Environ 50 % des individus adultes sont dépourvus d’organes copulateurs mâles. Les individus sont généralement trouvés sur des feuilles ou des tiges de plantes de marais. A la fin de l’automne, ils regagnent le sol pour y passer l’hiver.
En France, l’espèce est présente dans plusieurs régions mais il n’est pas facile de délimiter son aire de répartition car il y a peu de spécialistes et l’espèce passe souvent inaperçue. Elle est présente dans la vallée de la Risle et dans le marais de Saint-Wandrille.
Les menaces qui pèsent sur l’espèce sont très mal connues. Toutefois, l’altération et la disparition de son habitat (drainage, embroussaillement…) sont potentiellement préjudiciables. Dans l’état actuel des connaissances, il n’est pas possible de proposer la mise en œuvre de mesures de gestion. D’une manière générale, il convient d’éviter toute atteinte des sites où l’espèce est connue.
 


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