Les richesses du parc

Faune


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Le Vertigo étroit

Le Vertigo étroit, vertigo angustior, est une espèce très peu étudiée en France ; l’essentiel des informations sur ses caractères biologiques et écologiques proviennent de travaux menés en Grande-Bretagne.
Il possède un corps gris doté de seulement 2 tentacules. La coquille, très petite et de couleur brune jaunâtre, est senestre, oblongue, à sommet obtu, fortement et régulièrement striée. La spire est formée de 5 tours convexes ; le dernier étant aplati latéralement et rétréci à la base. L’ombilic est oblique, très étroit, presque indistinct. L’ouverture de la coquille est subtriangulaire et possède 5 à 6 dents.  
Ce gastéropode fréquente toute une gamme d’habitats humides ouverts (prairies humides, bords de plans d’eau…).
Les caractères biologiques de cette espèce sont quasiment inconnus. Il semble que 40 % des individus adultes soient dépourvus d’organes copulateurs mâles. En hiver, les populations seraient essentiellement composées d’adultes et d’immatures issus d’une ponte automnale. Les populations présentent d’importantes fluctuations interannuelles. 
En Europe, les populations sont principalement situées au centre et à l’est et restent plus dispersées au nord et à l’ouest. En France, il n’est pas facile de caractériser son aire de répartition car il s’agit d’une espèce très discrète qui passe facilement inaperçue. Les connaissances relatives à sa répartition reflètent surtout l’intensité des prospections de terrain.  En Haute-Normandie, la seule station connue se situe à cheval sur la réserve naturelle nationale du Marais Vernier et la réserve de chasse de la Grand’Mare.
Les menaces qui pèsent sur l’espèce sont très mal connues. Toutefois, la disparition de son habitat (drainage des zones humides), l’altération des conditions hydrologiques, la disparition de la litière ainsi que la pollution des eaux sont potentiellement préjudiciables.
Dans l’état actuel des connaissances, il n’est pas possible de proposer la mise en œuvre de mesures de gestion. D’une manière générale, il convient d’éviter toute atteinte des sites où l’espèce est connue.


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