Les richesses du parc

Faune


Imprimer cette page

L'escargot

Il est redouté et chassé par de nombreux jardiniers à cause de son appétit pour les feuilles de salades ou de choux du potager. Malgré cette gourmandise, les jardiniers expérimentés ne se doutent pas des services rendus par ces carnivores. Certaines espèces apprécient des cadavres divers, des vers de terre ou larves d’insectes, et d’autres sont spécialisées dans le recyclage de débris végétaux, de bois mort, de mousses et de champignons, même vénéneux. Ils ont une forte capacité à absorber certains composés du sol dans leur tissu. C’est d’ailleurs pour cela que les scientifiques les utilisent pour détecter dans le sol d’éventuelles traces de pollution chimique.
Cohabiter avec eux au jardin est indispensable à l’équilibre écologique de notre environnement. Nous les aimons au beurre d’ail dans notre assiette, mais nous ne sommes pas les seuls. Lents, dodus et presque sans défense, ils sont ainsi des mets de choix à la base des chaînes alimentaires. . Parmi leurs prédateurs, il y a ceux étroits et allongés qui dévorent l’escargot à l’intérieur de sa coquille, comme le ver luisant qui l’anesthésie avec son venin avant de passer à table ! D’autres sont armés de puissantes mandibules pour casser la coquille, comme le Carabe chagriné. Avec ses 4 cm de long, c’est le plus gros coléoptère chasseur de mollusques de nos jardins. Il existe aussi des mouches, les Sciomyzidés. Discrètes mais efficaces, leurs larves chassent les escargots pour les parasiter jusqu’à ce que mort s’en suive. Certaines sont utilisées comme agents de lutte biologique en agriculture. Ainsi, la liste des prédateurs est longue… Même parmi les Opilions (les fameux « faucheux »), certains en sont friands. Fait étonnant, il existe aussi des escargots et limaces carnivores qui consomment les œufs et les juvéniles d’autres mollusques.
L’un des plus communs dans nos jardins est l’Oxychile, un tout petit escargot plat, brun et brillant qui se réfugie le jour sous le bois et les pierres. Les oiseaux, musaraignes et hérissons en raffolent également. Les différentes espèces se distinguent par leur taille, la forme et la couleur de leur coquille. Ils sont très actifs la nuit, surtout quand il pleut. La journée, ils la passent sous un tas de feuille, dans la terre ou sous une planche de bois, à l’abri dans leur coquille. Si un prédateur l’attaque, il se rétracte et peut en plus secréter du mucus, et ainsi s’entourer d’un nuage de bulles baveuses. Cela suffit rarement à sauver sa peau !
Un conseil si vous souhaitez vous en débarrasser : versez de la cendre ou de la poudre de sciure de bois sur 1 cm tout autour de vos plantes. Vous empêcherez ainsi les escargots d’atteindre vos cultures et vous ne priverez pas leurs prédateurs d’un festin sain (car non empoisonnée par des produits chimiques).


  • Twitter (nouvelle fenêtre)