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Le monde du travail

Le projet Le monde du travail est un projet de territoire qui vise à renouveler notre approche de l’histoire industrielle locale. Souvent mal connue, cette histoire a pourtant façonné nos paysages, transformé l’urbanisation de la vallée de la Seine et bousculé les traditions agricoles et artisanales.  Il s’agit désormais de réexplorer cette histoire et d’en faire un atout d’autant plus que le tissu industriel ne cesse d’évoluer et de se transformer. Un programme d’études et des actions de valorisation auprès des habitants et des acteurs locaux est mis en œuvre depuis janvier 2016.

 


Un projet

C’est à l’occasion du renouvellement de la Charte du Parc (2012-2025) qu’une relecture de la collection ethnographique labellisée Musée de France a été engagée. Cette collection est un facteur d’identité pour les habitants et le reflet du territoire du Parc. Il s’agit désormais de lui redonner une lisibilité et de redéfinir son rôle pour lui donner une place de choix dans la politique culturelle et patrimoniale du Parc.
Eu égard au fond lié aux industries, le thème du « monde du travail » a ainsi été retenu. En effet, le patrimoine industriel est une clé de lecture importante pour appréhender l’évolution du territoire et  son fonctionnement passé et actuel.
Trois axes forts seront ainsi explorés : l’histoire économique, le parcours professionnel des travailleurs et les espaces façonnés par les activités industrielles.

Plusieurs sites, comme Pont-Audemer et Yvetot, ont été identifiés mais c’est sur les communes du secteur de Seine entre Duclair et Caudebec-en-Caux comprenant Le Trait, Yainville et Saint-Wandrille que le projet démarre pour une période de 3 ans.


UN PROJET CONCERTE ET PARTAGE

Pour mener à bien ce projet, le Parc s’est associé aux communes concernées, qui soutiennent techniquement et pour certaines financièrement le projet. Les entreprises sont également chaleureusement invitées à se joindre au projet. Souhaitant initier une réelle dynamique autour de l’histoire économique et sociale du territoire, les habitants et tous les acteurs locaux seront mobilisés à travers un certain nombre de rendez-vous où ils pourront partager leur mémoire, leurs expériences et leur vision de l’avenir.



Une histoire industrielle

UNE HISTOIRE INDUSTRIELLE AUX MULTIPLES FACETTES

Au cours de la fin du XVIIIe siècle, de profondes mutations techniques, économiques et sociales transforment radicalement la vie au sein des sociétés occidentales : l’ancien régime, agraire et féodal, cède progressivement la place à l’âge industriel et libéral. La révolution industrielle modifie la production de biens et de services, mais également leurs échanges. La nouvelle société qui se met en place se structure autour de dynamiques sociales antagonistes et donne naissance au mouvement ouvrier.
À la suite de l’Angleterre, premier pays à entrer dans l’ère industrielle dès la fin du XVIIIe siècle, tous les pays européens s’ouvrent aux nouvelles logiques productives. Ce lent et difficile processus d’industrialisation est aujourd’hui bien connu à l’échelle nationale.

La vallée de la Basse-Seine participe de ce processus et accueille dès la fin du XIXe siècle les premières manufactures. Suivront le chantier naval au Trait, les deux centrales électriques à Yainville et Latham à Caudebec-en-Caux pour ne citer que quelques exemples.



Une démarche scientifique

Le projet se fonde sur une connaissance scientifique de l’histoire économique et industrielle du secteur concerné. Pour cela, le Parc a mis en place plusieurs outils d’acquisition de connaissance.

La thèse de doctorat
La thèse s’attachera à étudier les rythmes et les modalités aussi bien techniques que sociales et spatiales de l’industrialisation du secteur de Seine entre Duclair et Rives-en-Seine, de la fin du XIXe siècle – époque de la construction des premières usines telle que la Savonnerie de Yainville – jusqu’à la fin du XXe siècle, époque des reconversions et des déclins industriels. L’étude identifiera les conditions de la formation d’un tissu d’entreprises et qualifiera son développement.

Une approche territoriale sera privilégiée. En effet, de grandes entreprises d’envergure régionale, nationale et internationale s’y sont installées telles que l’entreprise Worms pour les chantiers navals du Trait, les deux centrales électriques EDF ou bien la Savonnerie et l’usine Christofle de Yainville. Comment ces usines se sont-elles implantées dans cet espace ? Pourquoi se sont-elles installées sur ce territoire? Et comment, à l’inverse l’espace environnant a-t-il été transformé par la croissance de ces usines ?

Un deuxième axe de recherche portera sur l’évolution des populations ouvrières et de leurs rapports au patronat. Nous chercherons à savoir qui étaient réellement ces ouvriers, d’où ils venaient, comment ils vivaient, quelle éducation et quelle formation ils ont reçu.
Un troisième axe interrogera la mémoire - la mémoire ouvrière, la mémoire syndicale et la mémoire architecturale – afin de récolter des récits de vie et de déterminer les représentations sociales attachées à cette histoire industrielle.

Les collections ethnographiques au service d’une meilleure compréhension du territoire
Les collections du Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande se sont constituées dès la création du Parc en 1974.
La collection est le reflet du territoire et de son histoire dans la mesure où les collections illustrent largement les activités agricoles, artisanales et industrielles qui ont existé sur le territoire au XIXe et au XXe siècle. Ces activités ont façonné un paysage, une urbanisation et ont marqué les mémoires. L’étude des collections permet de mieux comprendre l’histoire du territoire, son évolution et les facteurs de cette évolution.

Les inventaires croisés au service d’une meilleure compréhension du territoire
Les inventaires croisés menées par le Parc sur le patrimoine bâti, les éléments paysagers associés et la mémoire orale enrichiront également les études menées en apportant des données sur les caractéristiques architecturales des bâtiments et leur répartition sur le territoire.

Les communes de Caudebec-en-Caux et de Saint-Wandrille (Rives-en-Seine) ont bénéficié d’un inventaire croisé en 2016.  En 2017, c’est Le Trait et Yainville qui vont bénéficier d’un inventaire croisé.
Ces opérations sont menées en partenariat avec l’Inventaire Général du Patrimoine Culturel de Normandie.



Des actions de sensibilisation et des moments d'échanges et de débats

Pour faire vivre cette histoire originale et initier une nouvelle dynamique, différents temps de partage ont été proposés en 2016 : résidence d’architectes, collectage d’objets muséographiques, collectage de mémoire orale, résidence d’action culturelle et territoriale, ballade urbaine.
De nombreux partenaires techniques et associatifs ont également été mobilisés ainsi que les personnes-ressources du territoire.

ACTION DE VALORISATION DU CADRE DE VIE

Une collaboration avec les élus locaux et les entreprises est envisagée afin de valoriser les savoir-faire locaux et de favoriser leur pérennité dans le cadre d’un développement respectueux des équilibres du territoire.
Dans la mesure où ils sont porteurs d’identité et de mémoire, l’urbanisme et l’architecture hérités de cette histoire industrielle est identifié comme des éléments clés du patrimoine dont la protection et la valorisation constituent une priorité. 


LES PREMIÈRES ACTIONS
Une résidence d’architecture (mars – juin 2016)

mondeTravail-residence

La commune du Trait, en partenariat avec le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande, la Direction régionale des Affaires culturelles Normandie et la Maison de l’architecture, a accueilli une résidence d’architectes du 22 mars au 18 juin 2016. Pendant six semaines, un binôme de deux professionnels - un architecte associé à un paysagiste -, se sont installés au Trait. Ils ont rencontré les associations, les entreprises du Trait, pour mieux appréhender la façon dont l’architecture est perçue, comprise, investie, ainsi que les habitants de la commune, qui la vivent au quotidien. Il s’agissait de s’interroger ensemble sur une histoire commune et un futur à partager. L’objectif de la résidence était de donner les moyens à tous de s’approprier le territoire du Trait et son architecture, de susciter le débat sur le cadre de vie.

Deux résidences d'architecture en 2017
Deux résidences d'architectes sont conduites, cette année, à Pont-Audemer et à Duclair, organisées par la Maison de l'architecture de Normandie - Le Forum, en partenariat avec le Parc, la Direction régionale des Affaires culturelles de Normandie, la Région Normandie, les villes de Duclair et de Pont-Audemer, la communauté de communes de Pont-Audemer - val de Risle et le groupe Bertin. Les résidences d'architecte sont pensées comme des façons novatrices de sensibiliser à l'architecture. Elles ont pour vocation de contribuer à ouvrir le regard des habitants et des acteurs locaux sur les problématiques contemporaines liées à l’identité des villes et des territoires.

Pour chacune de ces deux communes, il s'agit de susciter des questionnements et des débats sur la production architecturale, les usages et les modes de vie, les liens entre l’habitat et l’environnement local, qu’il soit urbain, naturel ou agricole. Comment l'architecture a accompagné les mutations des territoires et de la ville, les changements d'usages, les modes de vie ? Comment les habitants perçoivent-ils leur lieu de vie ?
Concernant la ville de Duclair, l'appel à candidature des architectes est en cours. Le jury examinera les candidatures le 20 mars.
A Pont-Audemer, le jury vient de sélectionner Laure Marait (architecte) et Colène Caubel (paysagiste). Le lancement officiel aura lieu, mardi 14 mars à 18 h, à la mairie de Pont-Audemer. Après une lecture du territoire et une phase d'immersion, les deux professionnelles proposeront une restitution publique de leur travail début juillet.

   

Opération de collectage

Le Parc lance une campagne de collecte de photographies, de documents ou d’objets pouvant aider à mieux comprendre l’histoire de l’industrialisation de Caudebec-en-Caux et Saint-Wandrille (Rives-en-Seine), du Trait, de Yainville ou de Duclair. Les documents ou objets proposés en dépôt ou en donation seront étudiés par l’équipe du Parc et présentés en Commission d’acquisition pour ceux qui présentent un intérêt patrimonial. D’autres pourront être acquis à titre de documentation.
Si vous possédez des documents ou des photographies que vous souhaitez porter à notre connaissance et valoriser dans le cadre de ce projet, vous pouvez également prendre contact avec le Parc.


Opération de collecte de mémoire orale

L’histoire industrielle entre Duclair et Caudebec-en-Caux
Dans le cadre de sa mission de valorisation du patrimoine, le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande étudie l’histoire industrielle de la vallée de Seine, entre Duclair et Caudebec-en-Caux (Rives en Seine)

Les entreprises principalement concernées :
La clouterie Mustad à Duclair
La goudronnerie, la savonnerie, l’huilerie, Chrisofle et les centrales électriques à Yainville
Le chantier naval et la Standard Oil (Société de la Mailleraye) au Trait
Les entreprises Latham et REVIMA à Caudebec-en-Caux.

Vous ou l’un de vos proches avez travaillé dans ce secteur ?
Le Parc souhaite enrichir ses collections ethonographiques classées Musée de France et lance une collecte de photographies, de documents et d’objets pouvant aider à mieux comprendre l’histoire de l’industrie de la vallée de la Seine. Si vous possédez ce type de documents ou d’objets, n’hésitez pas à les porter à la connaissance du Parc ou à faire une proposition de don. Ainsi, ils seront protégés et valorisés auprès des publics.


SES PARTENAIRES

- La Direction régionale des Affaires culturelles de Normandie
- L’université de Rouen
- L’association nationale pour la recherche et la technologie
- La maison de l’architecture de Normandie – Le Forum
- La ville du Trait
- La ville de Yainville
- Le CAUE







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