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Haies de Houx :

A l’origine la haie, sorte de frontière entre « l’enclos cultivé » et « l’espace sauvage », servait à délimiter les prairies et les élevages individuels. Constituée essentiellement en Vallée de Seine d’arbres têtards, sur le plateau du pays de Caux de plantations hautes et régulières de hêtres (clos-masures), c’est au cœur des hameaux que l’on trouve les haies de houx qui marquent l’identité paysagère du Nord du Roumois et du Marais Vernier. Abri privilégié pour de nombreuses espèces d’insectes et d’oiseaux, sa valeur résulte aussi de sa fragilité dans ses jeunes années : une croissance et une extension lentes. La haie de houx est dense, persistante et homogène. La modernisation et le regroupement des parcelles a conduit à la disparition des haies. Des actions de sensibilisation et de conseils permettent peu à peu de réimplanter le houx dans notre région et de faire participer les habitants à la conservation du patrimoine paysager.
   
Alignement têtard :

Âme du bocage, boules au feuillage argenté, isolés en prairie ou alignés le long des rivières et des fossés, les saules têtards créent une atmosphère apaisante. Ils possèdent un abondant réseau de racines qui permet de limiter localement l’engorgement en eau et le maintien des berges, mais leurs branches cassantes n’incitent pas leur utilisation en tant que brise-vent de grande taille. Leur alignement matérialise les distances et façonne le paysage des vallées humides. Les saules têtards nécessitent un entretien régulier: tous les dix ans, une taille à 2 mètres contribue à la production de bois de chauffage et contient leur développement. Cette taille particulière favorise la formation de crevasses au sommet du tronc qui servent d’abris ou de nichoirs à de nombreuses espèces « cavernicoles » notamment à la chouette chevêche, figure emblématique du bocage ou à la huppe mais aussi aux mésanges, aux grimperaux, aux rouges-queues à front blanc et aux lérots.
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