Les jardiniers préparent actuellement leur jardin
pour l’été, ornant leurs parterres et les bords de leurs allées. La tentation
est souvent grande de planter de nouvelles espèces découvertes en jardinerie, en
supermarché ou sur Internet, ou encore suite aux conseils d’un ami.
Ce petit
geste simple et innocent peut néanmoins se révéler dangereux pour la nature si
l’espèce en question se révèle invasive. En effet, les plantes invasives sont
aujourd’hui la deuxième cause de perte de biodiversité après le réchauffement
climatique. Le problème ne situe pas vraiment dans le jardin mais aux
alentours. Ces plantes s’égrainent très vite, et se disséminent dans les
prairies, les rivières, les milieux naturels en général. Une fois implantées,
elles prolifèrent tellement densément que nos espèces locales sont éliminées et
seule l’espèce invasive subsiste. La faune environnante est alors fortement
menacée : réduction, modification, voir extinction.
Parmi ces espèces dangereuses, on retrouve les bambous, qui se
développent en rhizomes, les renouées, la berce du Caucase, le Buddleja (fameux
arbre à papillons) qui colonise et transforme dangereusement les milieux
naturels.
La Jussie est la seule plante qui a bénéficié d’un arrêté
ministériel interdisant sa vente et son transport, mais continue de se
développer inexorablement dans les mares, rivières et étangs de notre région.
La solution est donc de se renseigner auprès de son revendeur ou sur
Internet de l’origine des espèces, il faut globalement se méfier des espèces non
locales.
La Jussie, ici en gros plan, est une espèce qui s'implante dans
les milieux humides, qu'elle recouvre intégralement, pouvant provoquer
l'extinction de la faune indigène.
Vous pouvez télécharger ci-dessous une liste des
espèces invasives de notre région.