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le marais Vernier

Le marais Vernier

Le Marais Vernier dessine un golfe de plaines de 5 000 ha, entaillé dans le plateau du Roumois, entre Quillebeuf et la pointe de la Roque.

Vaste amphithéâtre issu d’un ancien méandre de la Seine, le Marais Vernier présente un paysage très typé. L’habitat se cantonne au pied de la falaise, sans envahir la zone humide parcourue d’innombrables canaux, fossés qui mènent au seul étang naturel de la région : la Grand’Mare. La forme des « courtils », parcelles très étroites en prairies de marais, et alignement têtard confèrent à ce lieu un grand charme.


Cet ancien méandre abandonné de la Seine constitue une unité paysagère spécifique. Son isolement est aujourd'hui dépassé. Ce site est très accessible. Son organisation parcellaire est unique : cet amphithéâtre naturel en marge de la Seine présente un emboitement de structures paysagères. Les coteaux pentus et largement boisés isolent physiquement le marais Vernier du plateau du Roumois en contre haut. La digue des Hollandais marque le paysage dans le marais avec son système parcellaire organisé en longues lanières parallèles (les courtils). L’habitat est organisé à mi pente le long de la route principale qui suit la forme du coteau. La Grand Mare occupe le coeur du marais et constitue une vaste réserve naturelle.
L’histoire géomorphologique du marais Vernier est à l’origine de sa singularité dans la vallée de la Seine. Ici, plus qu’ailleurs, il existe un lien très étroit entre la géographie, les ressources du territoire et les manières d’habiter, qui a engendré des éléments de paysage spécifiques :
• Un parcellaire en bandes peu larges perpendiculaires à la pente (les courtils),
• Un bâti à mi pente de part et d’autre de la route principale en belvédère. Une urbanisation linéaire et une diversité des styles de bâtiments,
• Des structures paysagères identiques sur tout le marais (vergers, haies de houx, courtils, prairies humides, têtards entre les parcelles),
• Un vocabulaire bâti combinant les mêmes matériaux issus du sol (chaume, torchis, silex,...) et donnant naissance à des chaumières.
Le lien visuel qui existe entre le marais et l'estuaire de la vallée de Seine justifie que ce dernier soit le cadre paysager élargi du marais. Ce paysage évolue du fait des modifications sociales des habitants (diminution du nombre d'agriculteur et augmentation des résidences secondaires), de la diversification des pratiques (tourisme, gestion environnementale), de l'importante régression des têtards, de la disparition progressive d'éléments bâtis vernaculaires (cellier, lieu de stockage) sans fonctions actuelles et de l'apparition de nouveaux éléments paysagers se substituant aux anciens (régression des haies à houx au profit de haies plus horticoles, modification de l'aspect extérieur des constructions).





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