Les richesses du Parc

Les milieux naturels


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Les boisements

Les boisements

La part de forêt non humide (25 %) présente sur le territoire du Parc se situe un peu en dessous de la moyenne nationale mais largement au-dessus de la moyenne régionale.

 

 

 

Les grands types de boisements :


Les boisements pleins

Les boisements pleins accueillent les grands mammifères, ainsi que d’importantes associations liant bois, champignons, insectes et oiseaux. Ces communautés sont fortement liées à la présence d’arbres vieux ou morts. Notons également l’importance des mares forestières, accueillant des espèces d’amphibiens spécifiques (grenouille rousse, salamandre tachetée). Des fougères protégées et menacées au niveau régional (phégoptéride polypode) peuvent y être rencontrées.
Les milieux boisés sont le siège d’enjeux réels eu égard à l’utilisation commerciale et récréative de ces espaces riches en biodiversité, comme le symbolise l’existence d’une Réserve Biologique Dirigée et de zones Natura 2000 (forêts de ravin, hêtraies).
Les activités "traditionnelles" de production de bois sont par exemple développées pour de nouvelles filières (bois énergie, maison bois, …). La forêt produit aussi d’autres ressources comme les champignons et sert de lieu de vie pour des espèces gibiers, base de l’activité cynégétique. Enfin, elle est le lieu de nombreuses activités récréatives, comme les promenades (équestres, VTT , pédestres).



Les boisements humides

Les boisements humides (boisement tourbeux et boisements alluviaux) accueillent en particulier de nombreuses sphaignes patrimoniales et des fougères protégées et menacées au niveau régional (fougère des montagnes, osmonde royale).
Les boisements alluviaux sont à l’état relictuel à l’échelle de la vallée de Seine notamment depuis les aménagements afférents à la Seine et aux rivières. Leur avenir est donc intimement lié à celui du fleuve et de ses affluents.
Les boisements tourbeux sont eux fortement liés à la gestion hydraulique des marais tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Milieux peu ou pas exploités, leur avenir est surtout lié à la gestion de l’eau sous toutes ses formes. Ces habitats sont prioritaires au niveau européen.



Les boisements linéaires

Les boisements linéaires regroupent les haies et alignements d’arbres, présents dans le maillage bocager traditionnel des prairies humides ou sur les plateaux, essentiellement dans les clos masures. Ils constituent de véritables corridors pour la faune (chauves-souris, oiseaux) mais représentent aussi eux-mêmes un écosystème (notamment les arbres taillés en têtard) pour de nombreuses d’espèces telles que le Pique prune ou la chouette chevêche.
Le remembrement, l’intensification agricole mais aussi l’urbanisation ont contribué par le passé à la régression et au morcellement de ces milieux, à leur banalisation (remplacement des essences locales par des essences exogènes comme les thuyas), entraînant ainsi un enjeu de restauration aussi bien qualitatif que quantitatif, la démarche de reconquête de ces milieux étant déjà largement entamée grâce aux actions du Parc, du Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement de Seine-Maritime et du Département de Seine- Maritime.





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