Le parc en action

Culture


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Évasion locale

En 2021-2022 une série de Rendez-vous du Parc ont pour thème « Évasion locale ». Participatifs et engageant ces rendez-vous ont pour but de mieux faire connaître les actions et les acteurs de la transition écologique de notre territoire. Découvrez l’agriculture de demain en fabriquant une œuvre dans une micro ferme en transition, le tourisme durable en écoutant des chanteurs d’oiseaux ou encore prenez conscience de la richesse de notre patrimoine en dégustant des bonbons !

Suivis par deux artistes carnettistes, ces rendez-vous du Parc sont partagés avec le plus grand nombre via dessins, et prises de sons.   Suivez leur voyage visuel et sonore à travers le Parc.


Épisode 1 Création collective à la ferme

Depuis 2019, le Parc a pris à bras-le corps la question de l’alimentation durable et responsable. Pour ce faire, il a créé un observatoire des initiatives de la transition alimentaire. La volonté du Parc est d’identifier un noyau d’acteurs déjà actifs et engagés dans la transition agricole et alimentaire, qui œuvrent contre le changement climatique et s’engagent pour le respect et la santé humaine et de l’environnement. Afin de faire connaitre ces acteurs, le Parc a proposé de découvrir des fermes en participant à des créations collectives permanentes, qui feront mieux connaitre ces lieux où « Une autre vie s’invente ici ». Hélène Balcer et Nicolas Talbot, carnettistes, font le récit d’un de ces rendez-vous qui s’est tenu les 28 et 29 août 2021 au Jardin-verger de Saint-François à Caumont, en compagnie de la Roulotte Scarabée.

Christophe Maupin a organisé son verger comme un cadran solaire avec au milieu l’activité de maraichage, comme une clairière au milieu d’une forêt. Il y met en œuvre les techniques du maraichage bio intensif qui permettent d’obtenir des rendements élevés sur une petite surface, ici seulement 2000 m2 cultivés en maraichage permettent de produire 50 000 € de marchandises. Ces techniques reposent sur le système de planches permanentes et le principe de rotation des cultures.


29 août 2021 - La roulotte scarabée dans le verger Saint François

 

Au détour d’un chemin, voilà la fameuse roulotte scarabée, posée dans le foin les ailes déployées. L’atelier a commencé. Des pages sèchent sur une corde à linge : on y voit des impressions de feuilles couleur rouille et vert.

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Les enfants se pressent autour de Joseph, mais c’est chacun son tour. Il faut d’abord trouver une belle feuille dans le verger. Les arbres fruitiers viennent d’être plantés, là derrière, ils ne sont pas bien grands. Les enfants sont revenus de leur cueillette avec des échantillons variés, ils ne savent pas toujours identifier l’arbre. « Ça c’est un châtaigner. » dit Joseph.

 

 

 

 


Il faut d’abord enduire la plaque d’encre puis y venir poser délicatement la feuille d’arbre qui fera office de pochoir. Ensuite, on pose une feuille de papier dessus et on passe le tout sous la presse. On tourne la roue, il faut forcer un peu, la plaque passe sous le gros rouleau et ça ressort de l’autre côté. On soulève le feutre qui protège, on tire sur la feuille avec précaution… ah quelle belle impression, la feuille a fait comme une gravure, à l’intérieur de la forme blanche se sont imprimées toutes les nervures. Et la feuille enduite d’encre ? On peut refaire la même manipulation en la posant sur une autre feuille de papier, un autre tour de roue et voilà le travail, la même feuille d’arbre a permis de produire deux gravures : l’une en plein, l’autre en creux. 

Joseph peut s’absenter deux minutes, les enfants ont compris le principe et ils expérimentent d’autres végétaux en suivant les mêmes gestes et en observant les mêmes règles. Les parents aussi essayent de leur côté.

 


 

 

Pendant ce temps, dehors, Benjamin avance sur les éléments de l’œuvre collective implantée à l’entrée du verger : un grand chevalet sur lequel est posé un cadre vitré ouvrant sur le paysage : le verger en train de pousser. Il a posé devant le chevalet un grand pieu, il voudrait le faire ressembler à un pinceau en l’entourant de raphia. L’ennui c’est que cela risque de plutôt ressembler à un balai de sorcière. Alors, il opte pour une autre fibre qui pourrait davantage faire croire aux poils du pinceau.


 

L’après-midi avance, le chantier aussi. Une colonne de canards noirs et blancs déboule et raflent toutes les fraises sur son passage. Des curieux osent passer le portail et viennent voir l’atelier. Emmanuelle du Parc Régional les accueille pour leur présenter l’atelier collectif et le verger. Certains sont tentés par l’atelier créatif, d’autres par la visite de l’exploitation agricole et font un petit tour.

 

 


A présent, Benjamin et Joseph découpent une plaque de bois à la scie sauteuse, ils lui donnent une forme de palette. Elle est destinée à devenir le support des gravures réalisées par les enfants. Reste à coller et maroufler les impressions de feuilles vertes et rouges. Les petites filles s’emploient à découper avec application autour des motifs de feuilles, ensuite elles collent comme Benjamin leur a montré. Il faut badigeonner de la colle partout pour bien fixer les bouts de papier et cela fera une protection contre la pluie aussi. On se met de la colle partout sur les doigts ! Pas grave, ça part à l’eau.

Ne reste plus qu’à poser la palette à côté du chevalet. L’œuvre collective est achevée, l’après-midi aussi.

 





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