Le parc en action

Agriculture


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Les Baux ruraux à clauses environnementales


Dans le cadre de sa politique de préservation des zones humides du territoire, le Parc, avec l’aide de l’Agence de l’Eau Seine Normandie, a fait l’acquisition de 30.5 ha de zone humides entre 2012 et 2017.

Ces prairies humides sont source d’une grande richesse écologique : réservoirs de biodiversité, fonctionnement hydrogéologique des plaines, production de biomasse, etc. Si la priorité a été donnée au maintien de l’activité agricole sur ces terrains, des cahiers des charges environnementaux ont été construit en concertation avec les chambres d’agriculture, la SAFER et en cohérence avec les pratiques des
exploitants agricoles.

Cela s’est concrétisé par la signature de baux ruraux à clauses environnementales. Ces baux permettent le maintien du caractère humide de la zone, la préservation de la micro-faune et des caractéristiques du sol par la diminution de l'utilisation de produits phytosanitaires et des fertilisants, la préservation de la variété des espèces herbacées grâce à l'absence de surpâturage.

Ainsi, le Parc est titulaire de 8 baux à clauses environnementales avec des exploitants du territoire. En voici deux exemples :
 


 

 

- Sur la commune d’Areleaune-en-Seine, les prairies propriétées du Parc sont situées dans le Marais de Saint-Nicolas-de-Bliquetuit, l’ancien lit mineur de la Seine. Le Marais doit son existence aux travaux d’endiguement de la Seine depuis la première moitié du 19ème siècle par lesquels la dynamique fluviale de la Seine a été complètement bouleversée.
Grâce à un bail rural à clauses environnementales avec un exploitant en vaches allaitantes, les pressions de pâturage sont diminuées et la richesse floristique de la prairie est préservée.


 

- Les prairies humides de Saint Martin de Boscherville, que l’on appelle plus communément «Le Marais» sont alimentées par la nappe alluviale ainsi que par les apports des coteaux versants. Situées dans le lit majeur de la Seine, à un niveau topographique bas, elles se trouvent en zone inondable. En hiver, ce Marais n’est que peu voire pas exploitable car le sol est gorgé d’eau.
4 exploitants travaillent avec le Parc sur ces prairies ; certains en vue de produire un foin de grande qualité, d’autres pour du pâturage de vaches allaitantes. Les haies sont également un enjeu majeur sur ces prairies où les arbres têtards ont besoin d’être restaurés et où le pic-prune, insecte saproxylique espèce d’intérêt communautaire, est présent.



Retrouver plus d’informations sur les baux ruraux à clauses environnementales sur ces liens :
https://www.cerema.fr/system/files/documents/2017/10/Bail_rural_clauses_environnementales_10_Questions_10_R%C3%A9ponses.pdf

La localisation du territoire du Parc naturel régional, entre deux grandes agglomérations, ainsi que la présence de la vallée de la Seine engendrent des pressions foncières inégalement réparties sur le territoire. Les zones humides, milieux en fortes régression et constituées notamment des prairies humides de bord de Seine sont bien souvent les premières touchées pour les besoins en matière d’industrie et d’urbanisation.




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